Livre III · Norme
Norme technique impériale de la voiture médicale d’urgence
La conception, les essais et la certification des voitures médicales d’urgence, de leurs attelages, de leurs itinéraires et de leurs équipages.
La présente Norme régit la conception technique, les essais et la certification des voitures médicales d’urgence, des attelages d’ambulance, des voies d’urgence, des glideways, des itinéraires compatibles avec les traîneaux, de la suspension, du freinage, de la contention du patient et de la récupération des équidés.
Article 1. Devoir juridique fondamental
Toute voiture médicale d’urgence est conçue, essayée, autorisée et entretenue de manière à assurer le transport médical sûr le plus rapide et les secousses subies par le patient les plus faibles possible, compte tenu du bien-être des équidés, de la sécurité des sabots, de la sécurité du freinage, de l’adéquation de l’itinéraire et de la protection du patient.
Une conception plus lente ou plus secouante n’est pas homologuée lorsqu’il existe une conception réalisable plus rapide et moins secouante n’imposant pas une charge supérieure au bien-être des équidés.
Article 2. Essais techniques réservés
- essais d’itinéraire ;
- essais en charge ;
- essais de suspension ;
- essais de freinage ;
- essais des secousses subies par le patient ;
- essais de verrouillage de la civière ;
- essais des roues, des patins et des éléments de glissement ;
- essais d’adhérence des sabots ;
- essais du système de relais ;
- essais de récupération des équidés.
Article 3. Exigences de conception réservées
- suspension de haute qualité ;
- centre de gravité bas ;
- verrouillage sûr de la civière ;
- contention du patient ;
- arrimage du matériel médical ;
- freins ne dépendant pas de l’effort corporel des équidés ;
- roues, patins ou éléments de glissement compatibles avec l’itinéraire ;
- voies d’urgence sûres pour les sabots ;
- guidage des patins ou des roues là où il est employé ;
- surfaces antidérapantes ;
- conception sûre des traversées ;
- aires d’arrêt d’urgence ;
- accès aux relais là où il est nécessaire ;
- éclairage de service et marqueurs qui n’effraient ni n’aveuglent les équidés.
Article 4. Modèle réservé d’attelage d’ambulance
- Des attelages de quatre équidés peuvent être employés lorsque la vitesse, la stabilité, l’itinéraire ou la conception du véhicule l’exigent.
- Équidés de volée choisis pour la vitesse, l’assurance dans la ligne, la concentration sur l’itinéraire, le courage routier et l’endurance.
- Équidés de timon choisis pour la force, la stabilité au freinage, la stabilité en virage, le calme à proximité de la voiture et la douceur de la traction.
- Tout équidé d’urgence doit être certifié individuellement et récupérer sans danger des exigences du service.
Norme de certification contraignante
Article 5. Certification du véhicule
Toute voiture médicale d’urgence est certifiée au regard de la plate-forme du patient, de la suspension, des freins, des roues ou des patins, de la classe d’itinéraire, de la surface, de la charge, de la formation de l’attelage, de l’éclairage, de l’éclairage commutable des marqueurs, de la réserve d’alimentation des marqueurs et du matériel médical effectivement employés. La certification d’un véhicule visuellement semblable ne suffit pas.
Le véhicule comporte :
- des freins de service et de stationnement indépendants, capables de retenir le véhicule en pleine charge sur la pente homologuée la plus forte sans recourir aux équidés ;
- un centre de gravité bas et stable ;
- des roues, des patins, des portes et des pièces mobiles protégés ;
- un accès et une sortie sûrs pour le patient ;
- un système de verrouillage de la civière comportant au moins deux points de retenue indépendants ;
- une contention du patient et un arrimage de tout objet médical non fixé ;
- une suspension et des pneumatiques ou des patins choisis pour l’itinéraire ;
- un dégagement d’urgence accessible des deux côtés ;
- une liaison avec la régulation des urgences ;
- un éclairage, des marqueurs et des systèmes d’avertissement de danger licites.
Article 6. Essais de freinage et de stabilité
Le véhicule en pleine charge s’arrête de façon répétée depuis sa vitesse maximale certifiée pour l’itinéraire, sans blocage des roues, mise en portefeuille, choc des brancards, glissement incontrôlé des patins, tangage excessif ni effort de freinage évitable pour les équidés. Le frein de stationnement retient le véhicule pendant dix minutes au moins sur la pente homologuée la plus forte, dans les deux sens de circulation.
Le véhicule satisfait, en charge, aux essais de virage, de dévers, d’obstacle, d’ornière, de surface mouillée, de voie d’urgence et de vent latéral, sans soulèvement de roue, tendance au retournement, oscillation dangereuse, instabilité de la plate-forme du patient ni choc du harnais.
Article 7. Essai des secousses subies par le patient
Les vibrations et les chocs de la plate-forme du patient sont mesurés sur chaque classe d’itinéraire homologuée, sous charge représentative complète. Le véhicule n’est pas homologué lorsqu’une modification réalisable de la suspension, des roues, des pneumatiques, des patins, de l’itinéraire, de la vitesse ou du chargement réduirait sensiblement les secousses subies par le patient sans accroître la charge pesant sur le bien-être des équidés ni retarder les soins.
Un rapport technique consigne l’accélération verticale quadratique moyenne, les chocs de pointe, le déplacement latéral, le tangage, le roulis, la vitesse d’essai, la surface de l’itinéraire, la charge, la pression des pneumatiques ou l’état des patins, ainsi que la comparaison avec d’autres configurations. La configuration licite produisant les secousses les plus faibles est employée.
Article 8. Vitesse et choix de l’itinéraire
La vitesse maximale certifiée est propre à chaque itinéraire et tient compte de la distance d’arrêt, de la visibilité, de la surface, de la pente, de la récupération de l’attelage, de l’état du patient et de la stabilité du véhicule. Le statut d’urgence n’autorise ni le galop, ni la prise de virage dangereuse, ni le dépassement au ras, ni une vitesse excédant la configuration essayée.
La régulation des urgences choisit l’itinéraire sûr le plus rapide, et non le simple itinéraire le plus court. Les voies d’urgence dédiées et sûres pour les sabots, les glideways, les itinéraires de traîneau, les points de relais et les aires d’arrêt sont employés lorsqu’ils réduisent le temps ou les secousses sans accroître le risque pour les équidés.
Article 9. Certification de l’attelage
Tout équidé est certifié individuellement pour le service d’urgence, le rôle précis à l’attelage, la classe d’itinéraire, la classe de vitesse, le véhicule, les aides de conduite sans mors, les conditions de circulation, l’immobilité au chargement, le dégagement d’urgence, la séparation de l’attelage et la récupération après service.
Un attelage de quatre équidés peut être employé lorsque la vitesse, la stabilité, la répartition du freinage ou les exigences de l’itinéraire le requièrent. La taille de l’attelage n’est pas augmentée pour masquer un véhicule trop lourd ou mal conçu.
Les équidés de volée sont certifiés pour l’assurance dans la ligne, la concentration sur l’itinéraire, le courage dans la circulation, la vitesse soutenable et la récupération. Les équidés de timon sont certifiés pour la douceur de la traction, la stabilité au freinage, la stabilité en virage et le calme à proximité du véhicule. La race ne remplace pas la certification individuelle.
Article 10. Système de relais
Un plan de relais est obligatoire lorsque l’itinéraire probable de l’intervention, le temps qu’il fait, la charge de travail ou le trajet de retour risquent d’excéder la capacité ordinaire certifiée d’un seul attelage. Les équidés de relais sont reposés, inspectés, immédiatement disponibles et non affectés simultanément ailleurs.
Aucun attelage ne poursuit sa mission au motif qu’un relais n’était pas disponible, lorsque la poursuite excéderait la capacité licite. La régulation des urgences détourne l’itinéraire, transfère le patient vers une autre voiture d’urgence certifiée, appelle un attelage de relais reposé, ou stabilise et traite le patient au point médical sûr le plus proche. Le transport routier à moteur n’est pas une solution de remplacement licite en Hrossagrið.
Article 11. Équipage
Le meneur est titulaire d’une licence de voiture médicale d’urgence pour l’attelage, le véhicule, l’itinéraire, la vitesse et la classe de service. Un second membre d’équipage compétent occupe le compartiment du patient, à moins que l’organisation du service n’offre une solution de remplacement d’une sûreté équivalente.
L’équipage est formé aux premiers soins aux équidés, aux premiers soins aux personnes selon son rôle, au dételage d’urgence, à l’incendie du véhicule, à la conduite à tenir en cas de collision, à la prévention de l’emballement, à la protection des lieux, à la manipulation de la civière, aux communications et au transfert vers un autre moyen de transport.
Article 12. Inspection avant service
Avant chaque période de service, le service inspecte les équidés, le harnais, le harnachement de tête, le véhicule, les freins, les roues ou les patins, la suspension, les verrous de la civière, les dispositifs de contention, l’éclairage routier, les systèmes d’avertissement d’urgence, les marqueurs, la commutation de l’éclairage des marqueurs, la luminosité, la réserve et le secours de batterie, les communications, les outils d’urgence, l’eau et la disponibilité des relais. Tout élément de sécurité défaillant retire l’unité du service jusqu’à correction.
Article 13. Récupération après service
Après chaque intervention d’urgence, tout équidé fait l’objet d’une vérification de bien-être immédiate et enregistrée. Toute intervention excédant les limites ordinaires, comportant une contrainte climatique élevée, une collision, un glissement, un enchevêtrement, une récupération anormale ou une détresse impose un examen vétérinaire ou par l’autorité compétente et un congé de récupération de quarante-huit heures au moins, plus long lorsqu’il est ordonné.
Le véhicule, le harnais et l’équipement sont inspectés après chaque intervention grave et avant toute réutilisation.
Article 14. Registres des interventions
Le service conserve pendant dix ans au moins l’heure d’envoi, l’autorisation, l’heure de chargement du patient, l’itinéraire, la vitesse, les arrêts, l’attelage, le recours aux relais, le climat, la charge, les données du véhicule, les observations de bien-être, l’heure d’arrivée, le transfert du patient, les constatations après service et toute défaillance d’équipement ou de la voirie.
Article 15. Infractions
Constitue une infraction le fait de revendiquer le statut d’urgence pour un transport ordinaire, d’employer un attelage ou un véhicule non certifié, de dépasser les limites certifiées de vitesse ou d’itinéraire, d’omettre un relais obligatoire, de recourir aux équidés au lieu des freins, de transporter du matériel non arrimé, de falsifier les temps d’intervention ou les registres de bien-être, ou de poursuivre après la survenance d’une condition d’arrêt tenant à l’équidé ou au véhicule.
Article 16. Caractère définitif
La présente Norme est le droit contraignant de la voiture médicale d’urgence. Les manuels techniques ultérieurs peuvent y ajouter des précisions ou des exigences plus strictes, mais ne peuvent l’affaiblir.